Exploit n°3 : Marche sur le feu de 30 mètres

Inouï !

Après avoir été enterré vivant pendant trois heures, et sur une idée de sa femme Valérie, JET enchaîne un deuxième exploit : Marcher 30 mètres sur des braises brûlantes entre 600 et 900 degrés.

Jeudi 16 Mars

Oui c'est fait ! Et plutôt deux fois qu'une !

JET a réussi l'exploit hors norme de marcher en aller/retour sur 30 mètres de braises incandescendantes. Vous avez bien lu cela fait 60 mètres !
 


Mes amis,

Quelle journée ! 2 exploits dont un totalement imprévu.
Le froid ! Glacial ! Nos vêtements d'hiver étaient trempés par un vent mortel.
Plages du Nord, vastes dunes, paysage désolé, ciel plombé.
Nous creusons ma tombe, moi aussi, pelle à la main, cela réchauffe.
Cédric filme, il claque des dents et tremble sans cesse. L'équipe que j'ai sélectionnée, des types solides.
Valérie, mon épouse, incontournable, aussi à l'aise dans une robe du soir qu'en tenue paramilitaire, fusil à pompe à la main !
Une dure, pas une compliquée émotionnelle, une vraie femme !
Ça y est, c'est assez profond. Une bâche au fond de la fosse, « le cercueil » posé dessus.
Faut y aller ! De toutes façons, je me dis bêtement, il fera plus chaud là dedans, je serai à l'abri du vent...
Je retire ma doudoune. Méfiant, Luc me fouille, des fois que j'aurais emporté des bouteilles d'oxygène... C'est Luc, on ne le changera pas.
On m'aide à descendre, je m'allonge la tête reposant sur une petite couverture jaune pliée (fouillée elle aussi par le parano de service).
Je demande qu'on ne me parle plus.
Ils mettent le couvercle et replie dessus la bâche afin que le sable ne pénètre pas dans la boîte.
Je m'attendais à tout sauf à ce qui a me faire bondir le cœur : le bruit des pelletées de sable et de cailloux !
Ça résonne dans la boîte, très éprouvant !
Ils sont là à pelleter, épouvantable ce bruit. Je comprends pourquoi des faux morts se sont réveillés alors qu'on les enterrait !
Ne Panique pas ! Rien à faire, j'ai la trouille. Tiens le coup ! Heureusement, assez vite les bruits s'estompent ainsi que toute lumière.
Le silence, presque d'un seul coup. Je retire mes lunettes, les pose sur le côté et m'absorbe moi-même : conscience dans le Conscience.
Tu parles d'une expression, me dis-je, c'est moi qui l'ai inventée : j'ai dû partir...
Lumière très forte... je me sens me déployer en moi-même en même temps qu'un froid incroyable me saisit.
Valérie ! Elle me parle ; elle est toute pâle.
Je vous passe les détails, c'est confus comme retour. On me sort, j'ai froid à être glacé jusqu'aux os.
Combien de temps, je suis resté dans ma fosse ? 3 heures !
Ils sont tous gelés et anxieux. Pour eux, ces 3 heures ont été un calvaire.
Bistrot, café chaud mais avant champagne Veuve Clicquot et casse-croûte pour tous.
Il fait un froid à tuer des pingouins. Nous mangeons et rions.
Ensuite bistrot, café et chocolat chaud.
Et là, coup de théâtre.
Valérie propose qu'on fasse la marche sur le feu de 30 mètres !
Elle en a assez de stresser, autant tout stresser d'un seul coup, en une seule journée.
Moment de flottement ; Ok on y va.
Facile à dire. Pas question d'amener des stères de bois, rabattons-nous sur du charbon de bois.
A cette saison qui n'est pas celle des barbecues familiaux cela va être coton à trouver.
Direction Dunkerque ; « Bricorama » ; coup de chance inouïe, il leur reste un stock de l'été dernier.
20 sacs, s'il vous plaît, plus 3 râteaux et 15 bouteilles d'alcool à brûler.
Ils doivent se demander ce que l'on va en faire ; la caméra professionnelle de Cédric (elle a été généreusement prêtée par Paul) les intrigue.
Notre voiture familiale va contenir les 20 sacs dont 10 seront mis dans le cercueil.
S'agit pas de se faire repérer. Interdiction absolue de faire du feu dans les dunes, c'est marqué en grand et en gros, avec menace de procès et d'amende à la clé !...
Et nous on veut faire un brasier de 30 mètres de long !
On y est arrivé : 200 kg de charbon, trois râteaux, toutes les bouteilles.
Il fait encore plus froid ; le vent emporte au loin la poussière de charbon et même des morceaux entiers.
On a choisi un coin à terrain plat. C'est long 30 mètres ! Malheureusement, il est farci de morceaux de verre et de vieilles boîtes de conserves bien coupantes.
On ratisse soigneusement, on vide les sacs ; 20 sacs de 10 kg ne feront qu'un chemin de braise étroit. Tant pis ! Il ne faut pas s'attarder.
Un promeneur peut débouler avec son chien.
On me passe une à une les bouteilles d'alcool à brûler ;
J'inonde mon serpent de charbon. Le tracé n'est pas très droit.
Un bruit de moteur ?
Courbé en deux, je fonce, passe la tête prudemment au-dessus de la deuxième dune à côté de nous.
Un car de gendarmes. C'est marqué dessus « Gendarmerie Nationale ».
Ils sont une vingtaine à descendre, des jeunots en tenue de jogging. Ils commencent à s'échauffer ; un est resté au volant.
Je reviens prévenir mes amis. Que fait-on ?
On continue.
OK ! Je l'ai dit, une équipe solide.
Je mets le feu, le vent, en quelques minutes, fait rougeoyer les charbons ; pas de fumée avec l'alcool à brûler !
Problème : les charbons sont trop gros ; sur les sacs, il y a une inscription « Idéal pour les restaurateurs ».
Il faut attendre. Le vent nous aide, la chaleur est intense, le sable à côté devient brûlant.
Et à 50 mètres à peine, 20 gendarmes...
Quelle journée !
Le vent a redoublé de puissance, du sable commence à recouvrir le brasier, véritable serpent de feu. Le sable devient brûlant.
Il faut y aller, ne pas traîner.
Je me déchausse, 10 secondes pour intégrer le mantra japonais que je n'ai jamais employé...
En général, quand tu marches sur le feu, tu brailles à t'en péter les poumons et tu as le bras levé bien haut. Cela permet d'évacuer le stress.
Cela, je l'ai fait plus de 100 fois sur des brasiers de 7 à 10 mètres mais là, il y a 30 mètres !
C'est parti !
Je fonce sur le feu ; le mantra se fait en une espèce de sifflements et de couinements. Epuisant !
Surprise ! Incroyable ! Mon pas se ralentit, mon bras est à demi levé et...
Je ne peux ni accélérer ni arrêter ce miaulement qui se vit tout seul.
Mes pieds commencent à me brûler, impossible d'accélérer ; je siffle, je prononce des mots bizarres, j'ai très mal aux pieds.
Enfin, j'arrive au but, je saute sur place tellement j'ai mal.
Ma respiration est bloquée ; je mets mes mains devant mon plexus solaire pour essayer de rétablir l'harmonie de l'Elément Air et...
Les couinements et autres sifflements reprennent, me revoilà de nouveau sur les braises.
Je prononce les mots à la japonaise In-cro-ya-ble ! Je marche bizarrement - j'ai encore plus mal.
Et j'arrive au bout ! Là, je m'écroule d'un coup. Valérie se précipite, on me parle, je n'entends pas tout, « Biafine » sous les pieds.
J'écourte le récit.
Ils m'ont porté jusqu'à la voiture après avoir recouvert de sable les 30 mètres du brasier.
Nous avons terminé sur un parking éclairé. Hubert avait racheté l'après-midi une autre bouteille de Veuve Clicquot.
Rentrés à la maison, nous avons tout raconté à nos 3 filles.
Stupéfaction, hurlements, menaces de ne plus nous parler pendant 1 mois.
L'héroïsme n'est plus ce qu'il était...
J'ai fait tremper mes pieds pendant une demi-heure dans de la lavande en huile essentielle et de l'aloé-vera liquide.
J'ai ensuite lavé mes pieds et les ai retrempés dans le liquide du champignon miracle « le Kombucha » pendant plus d'une heure.
Ce matin, toute douleur a pratiquement disparu. Je vous écris les pieds dans une bassine contenant un litre de ce lichen extraordinaire.
J'ai dormi 9 heures d'affilé, un record pour moi.
65 ans = 6 + 5 = 11, donc 11 exploits ! C'est simple, n'est-ce pas ?
Si vous pratiquez Super Coaching, vous pourrez réaliser - en tous domaines - mille et un exploits et vivre mille fois plus heureux que Monsieur et Madame tout le monde.
Un ami gagne sans cesse au Keno des sommes rondelettes, d'autres ont trouvé du travail et mieux réussi leur vie.
Celles et ceux qui m'appellent pour pleurer sur « leur misérable vie amoureuse » ne pratiquent pas Super Coaching.
Pratiquez Super Coaching laïque ; votre vie va s'envoler, vous le méritez !


JET
 

Conclusion : jamais plus je ne me ferai enterrer vivant, jamais plus je ne marcherai soixante mètres sur le feu. J'ai, parait-il, battu le record du monde détenu par un Suisse ; il a marché 51 mètres.
Ne lui dites rien. Il a bien mérité sa victoire...

Ont participés avec courage à ces 2 événements : Valérie, Hubert, François, Luc, Cedric (qui a tout filmé). Marie, l'épouse de François n'a pu venir, leur fils était malade.
 

Le film des deux exploits


Avertissement
Durant ce film, vous entendrez un son pris avec un simple micro d'ambiance et beaucoup trop de vent. Ce qui explique, parfois, la très mauvaise qualité du son.
De plus, il est difficile de demander à JET de se faire enterrer 2 ou 3 fois et de marcher 10 fois sur le feu pour les besoins de la camera.
Pour ce dernier exploit , les gendarmes étaient à 200 mètres de nous par les dunes et à environ 50 mètres à vol d'oiseau.
Il ne fallait surtout pas trainer. J'ai du filmer en coup de vent (si je peux dire) avec la trouille de se faire arrêter.
A noter que son 2ème passage sur le feu était complètement imprévu. Soudainement, j’ai dû le suivre de si près pour le filmer que je me brûlais.
Pour moi, c’était de la folie et totalement dingue de recommencer.
Mais jamais plus cela ! Filmer aussi près du feu « c’est trop chaud ». Pour une 1ère avec une caméra, cela restera inoubliable et incroyable !
Vous allez voir des images UNIQUEMENT réalisées en UNE seule prise. Mais elles n'ont pas pu être toutes exploitées au montage du film.

DANGER
Vous ne devez en aucun cas essayer de reproduire les exploits présentés.
Nous déclinons toutes responsabilités sur vos propres tentatives car vous mettriez gravement votre vie en DANGER.
N’hésitez à nous envoyer vos commentaires et ce que vous pensez des exploits de JET.

La vidéo des deux exploits : Enterrer vivant 3 heures - Marche sur le feu de 60 mètre
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Découvrez les conditions de tournages incroyables vécues par Cédric


4 heures du matin, je me réveille en sueur et je prends ma température 39°5. Impossible de me rendormir !

6 heures du matin, je me glisse à l'arrière de la voiture de François, sans un mot, très fatigué, pour aller à 300 km au nord de Paris.

3 ½ heures, plus tard, je me retrouve dans les dunes, au bord de la mer, avec une caméra professionnelle sur mon épaule d'amateur. Un grand merci à Paul pour le prêt de sa caméra, sa rapidité et sa disponibilité. Avec un vent et un froid digne de la Sibérie, habillé d'un simple blouson de cuir et d'un pull en coton. Comme vous le constatez j'avais tout prévu. Un peu trop touriste !

Comment, avec ce temps d'hiver, réussir à filmer l'exploit jusqu'où bout, quand on a les extrémités de pieds gelés et les mains glacées et crispées sur la caméra? Et ma fièvre qui ne veut pas me lâcher.
Impossible de tenir la caméra et encore moins de filmer avec des moufles (j'en rêvais…).

Et pourtant, je n'allais pas abandonner, l'équipe comptait sur moi et j'étais le seul représentant de tous mes amis des Antilles. Merci à vous amis de la Martinique, de la Guadeloupe, de nous avoir soutenu avant, pendant et après les exploits. Je vous remercie tous et plus particulièrement Michaël et Danielle Mauriol. Vous m'avez aidé à aller jusqu'au bout.

Il y avait un vent glacial, le sable piquait les yeux mais c'est parti, ça tourne (on enterre Jet…) vous n'imaginez même pas l'attente, la tension, le froid (encore lui…) interminables.

3 heures plus tard, enfin, c'est la fin de l'attente interminable (Jet à réussi …) Quel soulagement pour nous tous ! Et Quel bonheur (je vais bientôt me coucher dans mon lit et boire le bon thé d'Élisabeth).

Le repos et la détente seront pour plus tard. J'apprends que Jet, sur une idée de Valérie, décide d'enchainer un 2ème exploit (marcher 30 mètres, que dis-je, 60 mètres sur le feu) à filmer bien sûr.

A peine le temps de me réchauffer avec un thé à la rose au « café Carpe Diem » me voici à nouveau dans les dunes de sable avec mes trois assistants qui sont le vent, le froid, la fièvre.

Comme si les conditions de tournage n'étaient pas assez difficiles, en allant chercher du matériel pour finir de préparer les 30 mètres de feu, je tombe sur une patrouille de gendarmes.

Ces messieurs venaient faire du jogging à 50 mètres de notre brasier, allumé illégalement sur terrain protégé… Quelle idée et ça tombe sur nous.

« Vite, Vite » nous avais dit Jet, juste avant l'arrivée des gendarmes, le temps joue toujours contre vous lorsque vous faites quelque chose d'illégale.

J'ai eu une telle poussée d'adrénaline, j'en ai oublié le sable, le froid et la fièvre. Silence, ça tourne vite, bien et en continu (impossible de faire refaire la prise quand Jet marche sur des charbons ardents…)

Aujourd'hui, enfin, je vous écris au chaud, prêt à débuter mon 1er montage de film.


Cédric
 

François témoigne


Avez-vous déjà enterré une personne qui vous est chère ? Oui certainement.

Avez-vous déjà participé activement à enterrer une personne vivante qui vous est chère ? C'est moins sûr et je ne vous le souhaite jamais.

Après avoir bravé la circulation intense depuis Paris, les radars, la température en dessous de 0° degrés, 3oo Kms de route en compagnie du cameraman Cédric et de son assistant Hubert, nous arrivons. Jean Luc est déjà là.

Le décor est planté : la mer au bord d'une ville déserte et désertée par tous, pas de café ouvert, seul le vent nous accompagne dans cette aventure. Il est si froid que j'envisage l'achat d'un bonnet, tellement le froid me serre la tête et me donne mal aux oreilles. Ce n'est pas ma journée. Aucun magasin d'articles pour couvre-chef, pas plus qu'autres choses. Il y a des jours où vous aimeriez être ailleurs…

La voiture de JET arrive conduite par son épouse Valérie. Il a l'air content, joyeux et blague comme à son accoutumée. Pourtant, il sait, il vient pour cela. De quel état d'esprit bénéficie-t-il et comment ? Il a l'air confiant et sûr de lui.

Et moi je lui parle alors que je vais l'enterrer vivant dans quelques heures. Puis, tout va très vite, le site est choisi, une jolie dune vierge et toujours ce vent glacial. Rapidement nous déchargeons les voitures de tout le matériel. L'opération illégale commence. Les pelles, les pioches et tout le matériel sont mis dans le cercueil, nous portons l'ensemble difficilement à travers les dunes, têtes baisées. Nous ferons plusieurs aller-retours.

Pendant que l'on s'active à creuser, je ressens une sensation bizarre et indescriptible. Enterrer une personne vivante, ça me travaille. Je l'avais déjà vu dans des films, mais là je le fais réellement. C'est un véritable cas de conscience. JET se prépare à l'écart. Il se prépare à son exploit : être enterré vivant durant quelques heures en mettant en application ses techniques secrètes qui ont valu les lettres de noblesse au Super Coaching.

Pari insensé pour certains, ridicules pour d'autres, ou sans intérêt pour une autre partie, oui mais JET s'amuse et prouve ! Et nous, nous le soutenons dans sa tentative d'exploit en creusant sa tombe.

Le trou de 1.50 mètres de profondeur est terminé, on pose une bâche, puis la belle boite en bois (Dire que cette dernière a été réalisée par Valérie, son épouse). Il est 12 heures. JET, après avoir retiré sa doudoune, donné un baiser à son épouse, s'installe à l'intérieur avec une petite couverture pour poser sa tête. Un peu de confort ne nuit pas au bien-être, surtout en pareil moment !

Séquence émotion, on ferme la boîte, on recouvre avec la bâche, et on jette dessus les premières pelletées de terre. En même temps tout va très vite dans ma tête. Les pensées s'entrechoquent, les émotions m'envahissent. Le cercueil a disparu sous un monticule de terre. Nous n'avons plus de contact ave JET. Seul le vent sablé nous chante sa complainte. Luc et Hubert sont partis bien loin dans leurs pensées. Cédric continue à faire quelques plans photographiques, Valérie est inquiète, d'autant que les minutes et les heures passent.

15 heures : Valérie craque et nous supplie de le déterrer. A ce moment là, un enthousiasme frénétique me gagne, mélangé à de l'inquiétude. Comment sera-t-il dans cette boîte en bois ? Vite, les minutes sont éternelles, Dieu que le sable et la bâche est lourde. Valérie appelle JET. Le couvercle apparaît enfin, on l'ouvre et JET est là, détendu, il bouge, il est vivant ! Soupir de soulagement mais pas encore de cri de joie, JET nous avait demandé de ne pas crier ou parler du fait de sa préparation spécifique pour cet exploit.

15 h 20 : JET est sorti de sa boîte après avoir passé 3 heures enfermé sous mes yeux. Il a froid maintenant qu'il est à l'air libre. Il a faim et soif. Nous aussi. Les émotions ça creusent, la preuve !

Nous pensons être de retour dans nos foyers respectifs, bien au chaud pour apprécier la bonne soupe chaude de Marie, en vain.

Valérie nous propose d'enchaîner avec la marche sur le feu que JET avait prévu pour la semaine suivante.

Aussitôt dit, aussitôt confirmé par ce dernier, séduit par l'idée de le faire de suite. C'est cela un aventurier. A peine déterré, nous l'entraînons sur le chemin brûlant de 30 mètres de braises rougies par le vent du Nord !

Nous partons à la recherche de tout le nécessaire dans un magasin de bricolage, nous le trouvons.

Nous décidâmes une fois de plus de contrer les lois en vigueur et de préparer cette marche sur le feu sur le même site que l'enterrement.

Très vite, nous disposons les 20 sacs de 20 kgs sur 30 mètres, arrosons le tout d'alcool à brûler, le feu démarre, JET se prépare, tout comme notre cameraman Cédric.

Un passage et il ose faire le retour, soit 2 fois 30 mètres ! Chapeau bas, Mr JET et champagne.

Valérie est soulagée, heureuse, avec un grand sourire admiratif. JET est à ses cotés. Nous aussi.

Nous, malgré le froid intense de la journée, les Kms, la tension permanente, les émotions fortes et la fatigue, nous sommes également très heureux et remplis d'une énergie extraordinaire. Nous avons participé à 2 exploits hors du commun.

Merci à JET et au Super Coaching.

 
François

 
PS : j'ai employé un ton léger pour vous conter ces 2 exploits car j'en suis encore fortement imprégné.
 

Hubert témoigne


Quelle journée ! Nous arrivons vers 10 heures dans un endroit superbe : des dunes de sable à perte de vue s'étalent sous un ciel gris uniforme. Je me crois au bout de monde. Mais ce bout doit être proche du Pôle car un vent glacial me transperce les os. Comme je ne suis pas équipé pour une expédition dans l'Arctique, j'étais bon pour trembler toute la journée.
Après une promenade de repérage, nous trouvons un endroit adapté à l'enterrement de JET. Commence alors notre travail de fossoyeur : creuser, creuser, creuser. Ce travail fastidieux a en l'occurrence un bon coté : il me réchauffe et ce n'est pas du luxe. Je n'envie pas Cedric qui filme et qui de plus est fiévreux.
Tout en creusant, je sens doucement monter une angoisse et je me dis « Je n'aimerais pas être à sa place ! ».
Une fois le trou assez profond nous plaçons une bâche et descendons, à l'aide de deux lanières, la caisse en bois dans laquelle JET allait être enterré. Bravo à Valérie qui avait vraiment pensé à tout. A peine fini JET nous dit : « Bon j'y vais ! ». Il ôte immédiatement sa veste, demande une couverture pour reposer la tête, se couche dans la caisse et nous dit : « A partir de maintenant, ne me parlez plus. »
Nous mettons en silence le couvercle, rabattons la bâche par-dessus et commençons immédiatement à reboucher le trou. Les premières pelletées tombant sur la boite résonnent affreusement et l'angoisse me noue la gorge. Je m'imaginais prisonnier dans cette caisse, dans le noir total entendant ce bruit des pelletés de sable qui, à chaque pelletée, m'enterrerait davantage. L'horreur total !!! Bien peu pour moi. Ce qui m'angoisse encore plus est, qu'au début, nous pouvons encore l'entendre nous appeler, mais dans quelques instants, ce sera irréversible.
Et voilà ! La couche de sable est trop épaisse. Il ne peut plus nous entendre et nous ne pouvons plus l'entendre. Le bruit des pelles a cessé. Le silence nous envahit. J'avale difficilement. Il est midi et l'attente commence, la très longue attente. Le silence, toujours le silence et des regards sur nos montres. Malgré le fait que nous savons que nous ne pouvons pas l'entendre, nous sommes toujours à l'écoute. J'essaie de calmer mon mental comme je peux. Valérie, très calme au début, se lève de plus en plus souvent pour faire quelques pas puis se rassois. Son visage se durcit progressivement. D'elle vient la libération lorsque qu'elle nous dit : « Je ne tiens plus, ça suffit on le sort ! ». Il était aux environs de 15 heures.

Nous nous jetons sur les pelles et à une cadence inouïe, nous enlevons le sable. Pas un mot. Bientôt, la pelle bute sur la caisse. Encore un peu d'effort et le couvercle est dégagé.
Nous déplions la bâche, ouvrons le couvercle, et découvrons JET immobile. Quelques longues secondes plus tard il bouge enfin. Ouf ! C'est fini et bien fini. Jamais plus je ne veux revivre des moments pareils. Je me demande comment fait Valérie pour supporter cela. JET s'assied dans sa caisse et nous osons enfin l'applaudir et le féliciter pour son véritable exploit.
Nous remettons tout en ordre puis, place à la joie, au casse-croûte et à la Veuve Clicquot. Seul ombre au tableau : j'étais glacé et ma coupe de champagne dansait dans ma main.

Je suis entrain de me dire que je serais bientôt au chaud et de retour à Paris en début de soirée quand Valérie eu la surprenante idée d'un deuxième exploit : enchaîner avec une marche sur le feu de 30 m…
Ce nouvel exploit sera organisé, mis au point autour d'un thé à la rose.
Aussitôt dit aussitôt fait. Direction les magasins de bricolage et les supermarchés pour acheter tous le nécessaire sans oublier la Biafine et une Veuve Clicquot.
Et nous voila de retour dans les dunes en quête d'un endroit approprié.
Nous trouvons un endroit très bien à une exception près : un panneau indiquait clairement l'interdiction de faire du feu !!! Vu l'heure et la densité des habitations en dehors de cette zone, JET décida de passer outre.

Et nous voilà à nouveau à crapahuter dans les dunes avec le maximum de discrétion pour apporter sur site tous le nécessaire sans se faire repérer.
Nous venons de terminer les préparatifs qu'un groupe de gendarme a eu la bonne idée de venir faire du jogging dans les dunes. Là j'ai eu un coup de chaud. Après quelques instants de d'écoute et d'interrogation la décision est prise : on y va et on se presse car leur chemin pour revenir au bus passera probablement par là. Heureusement que le terrain est très accidenté.
Le vent souffle très fort et ainsi nous aide miraculeusement à créer des braises en quelques minutes. Un long et large serpent rouge se déroule rapidement devant nous.
Pas de temps à perdre. JET se déchausse, se concentre quelques secondes devant le chemin rougeoyant et avance d'un pas décidé. Pas de cris comme d'habitude, juste un chuintement incompréhensible. Arrivé au bout il saute sur place. J'en déduis qu'il s'est brûlé mais que l'exploit est réussit. Stupeur ! Il se replace devant le feu et repart. J'en suis atterré. J'entends toujours ces sons bizarres et je vois sur son visage qu'il souffre.
Arrivé au bout, il fait quelques pas et s'écroule. Valérie se précipite sur lui tandis que j'apporte la Biafine. JET gémis mais ne perd pas le nord : il faut décamper immédiatement. Nous portons JET à la voiture tandis que d'autres couvrent le feu de sable, rassemblent ce qui traîne et rapporte tout à la voiture. Heureusement que nous avions ramené et jeté préalablement tous les sacs vides de charbon de bois. Nous démarrons dans l'instant pour se retrouver sur un parking quelques kilomètres plus loin. Tout cela s'est passé comme dans un film. L'intensité du moment m'a fait oublié le froid et toute autre préoccupation.
Là, enfin nous félicitons et fêtons JET pour ce nouvel exploit dans la même journée. Incroyable ! Quelle journée !

Hubert

 


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